Headcanon Les Falmers - culture et histoire

Daichi

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Les Falmers de Griffenoire - la "Ruche des Trahis"

[Ce petit texte part du principe qu'il existe des ruines falmers antiques un peu partout sur Bordeciel, principalement au nord-ouest, nord, et centre du territoire. C'est un simple petit délire de ma part, essayant de garder les bons côtés du lore en retirant les mauvais, tout en espérant créer quelque-chose d'intéressant. Je vous conseille de lire cet article avant, afin de ne pas être perdus. N'hésitez pas à dire tout ce qui vous passe par la tête. Sur ce, bonne lecture !]


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- Rassemblement des observations faites sur les Falmers de Griffenoire - Edward Montchevêque, envoyé du Groupement de recherche des ruines antiques de Tamriel, 4E205 -

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Chers membres du Groupement de recherche impérial,

Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a plus d'un demi-siècle de cela a été découvert le plus grand territoire souterrain de tout Tamriel, abritant les ruines dwemers de Bordeciel (nommés les "Falzhar") ainsi qu'une population indigène probablement dérivée des Elfes des Neiges de l’Ère Méréthique - d'où leur appellation commune et scientifique de "Falmer". Cependant, les récentes découvertes du Val oublié (gorge perdue au milieu des monts d'Haafingar, entre Bordeciel et Wrothgar) nous ont montré qu'il semblait exister quelques survivants du massacre des 500 : d'après eux, les Falmers actuels seraient ceux "qui ont été trahis". Nous n'avons pas pu établir plus de contact avec ces quelques survivants, mais afin de ne pas nous perdre, nous avons décidé de nommer les Falmers de Griffenoire les "Trahis" - le terme Falmer étant réservé au peuple des Elfes des Neiges en général.

Il faut également noter qu'en Solstheim se trouve une petite tribu de gobelins bleus vivants dans des grottes glacées : certaines théories de l'ère précédentes liaient les Falmers à ces Riekelins, et de nos jours, pratiquement tous les chercheurs admettent que cette théorie est totalement fausse. C'est pour cela que je pars le mois prochain (à l'heure où j'écris ces lignes, je serais peut-être déjà parti), je pars en Solstheim, afin d'étudier cette population et définir si oui ou non il s'agit d'une autre branche de Falmer. Il pourrait ainsi y avoir trois type de Falmers : les Anciens, les Trahis, et les Riekelins. Je ne vous cache pas mon excitation quant à ces multiples découvertes, et malgré les récents troubles (principalement dans les régions du nord - certains chercheurs voient ici la punition des dieux pour avoir fouillé les territoires interdits de Griffenoire, s'attendant à un destin similaire aux Dwemers ou aux Trahis), je pense que ce troisième siècle de l'ère quatrième s'annonce plein de bonnes nouvelles et surprises. Peut-être Darius arrivera-t-il à finaliser ses recherches sur l'identité du Roi des Tréfonds ! Ah ah !

Suite à ce départ, je vous envoie donc l'intégralité des observations que nous avons pu récolter sur les Trahis de Griffenoire. A mon grand regret, il me faut vous informer que la plupart de ces notes ont été retrouvées à côté du cadavre de leur brillant auteur. Ce territoire est sûrement l'endroit le plus hostile de Tamriel après Vvardenfell et le coeur d'Argonia (et la maison de Saven lorsqu'il rentre complètement ivre), il nous faudra donc nous armer à la fois de patience et d'acier si nous voulons percer tous les secrets de Griffenoire.

Je vous joint également mes notes personnelles à la fin de ce dossier, qui, je l'espère, vous convaincra ne nous envoyer plus de personnels. Avec mon départ, ces jeunes ne serons plus qu'une dizaine à arpenter Griffenoire.

Mes sincères compliments,
Edward Montchevêque.


De l'origine des Trahis - Écailles-de-bois
[Commentaire de Montchevêque : veuillez excuser la non neutralité de ces écrits, Écailles-de-bois étant connu pour son franc parler. Il restais néanmoins un excellent chercheur. Je suis sûr que vous arriverez à retranscrire ses recherches sous une forme plus académique.]

Le chant du retour nous le raconte très bien : Ysgramor et ses 500 bourreaux sont arrivés en Bordeciel durant le Méréthique Tardif, afin de se venger des Falmers ayant rasé Saarthal. Cette boucherie se finit dans les Montagnes de Moesring, où beaucoup d'esclaves furent récupérés (il faut noter que Solstheim était toujours rattachée au continent à cette époque). Les quelques survivants fuirent alors vers le sud, se réfugiant dans des grottes. Beaucoup furent retrouvés, notamment par le roi Harald de la première ère, et furent sauvagement exécuté à Vendheaume, à la gloire de l'indépendance totale de Bordeciel face aux Elfes et au Culte draconique. Le peu des elfes qui restait continuaient de s'enfoncer toujours plus loin, avant de faire la rencontre des Dwemers du clan Falzhar. Nous avons découvert il y a quelques années une pierre, à la fois écrite en dwemeri et en falmeri (ancien). Un piteux chercheur du nom de Calcelmo tenta de la traduire, prenant comme base l'ayiéidique (sans majuscule, Calcelmo...) et sans rassembler les dernières notes sur le dwemeri, mais voici la traduction complète dont nous disposons depuis quelques années déjà :

Et ainsi le passage fut ouvert à votre peuple vers nos gardiens de vapeur, protégé par notre pouvoir.
Nombre de vos gens ont périt sous les rugissements des gorges enneigées des rois de Mora,
et vos volontés ont été brisées, et nous vous avons entendu, et envoyé nos machines contre vos ennemis, annonçant votre descente.
Votre culture survit par la seule grâce des Dwemers,
et par les cinquante-et-une tonalités seules vos nouvelles vies débutent.
Nous ne désirons nuls remerciements, car en cela ne croyons pas. Nous ne demandons nulle gratitude, car en cela n'avons pas foi.
Travaillez au symbole de notre pacte, le fruit des pierres alentours, telle est notre seule requête.
Et alors que votre vision se trouble, alors que surgissent les ténèbres, n'ayez nulle crainte.
De notre merci et de la splendeur de notre affection seules prenez connaissance, qui délient vos os
de la terre, suivra la voie finale vers la symphonie de votre nouvelle éternité.
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Chun thuamer arkngd chend duathand, th ahvardn btham. Amz thuamer ahrkanch kemelmzulchond aka
Mora, th thuangz ahrk, th duum melz thuabtharng, th kanthaln duabcharn mzin thuastur, btharumz thua
mer zel. Abakch duumarkng tuathumz amakai, th abakch avatheled kagr tuamkingth mzan. Du chal fahl
ngark, che du fahl bthun ur. Du chal fahl ngalft, che du bthun ur. Du abak chal thu abazun nchur
duabthar, nchul duanchard. Th ur thuanchuth irknd, ur irkngth eftardn, thunch fahlz. Bthun abak dua
mzual th nchuan duarkng, chun fahlbthar thuanchardch anum ralz, th eftar thuachendraldch kagren thua
vanchningth.
1642780507130.png
ye sa sou meldi calne tarn va molagnensaliye trumbi nou bala
ilpen av sou meldi nagaiale as guntumnia spantelepelaelia arani morae
ye sou liebali racurane ye nu rautane sye ye nu hautalle nou buroi
gune sou gravuloi sa metane sye garlis frey as gondra dwemera tarcel
lane sou agea ye frey as emeratis avatheledia carelle sou anyamissi
bisia silya nu hecta sou arcten rias nu nemalanta ge nu hecta sou epe
gandra rias ne nemelauta ge nu frey sepe sye arcta varlor denai
cullei noue staneiaye ry sou alasil auta ry loria shenta abagaiavoy
malautavoy fey nou darre ye alata rou malae asma maraga sou anyamis
av serven ye getheng sou wend riarilia vey emeratu sou oia bisia

La partie soulignée fait sujet à débat : nous ne savons pas s'il s'agit d'une véritable bataille entre barbares, ou s'il s'agit simplement d'une propagande de la part des Dwemers. Je pencherai plutôt pour la deuxième hypothèse. Les Dwemers, dans tout ce pamphlet quasi religieux, se font passer pour des dieux, des sauveurs, des saints, des bienfaiteurs, et tout le champ lexical approprié, afin de les asservir totalement, sans même qu'une quelconque volonté de rébellion passe par la tête des Trahis. Le terme de "Trahis" viendrait d'ailleurs d'ici : ils ont placé leur confiance dans leurs principaux bourreaux. Ceux-ci les ont gavé de nourriture et champignons ayant pour but de les transformer, à la fois pour les asservir, et pour tester diverses expériences sur eux. Il est probable que plusieurs races de Falmers aient été créées de cette manière, mais qu'une seule aie survécu. Ces écrits (gravés sur les murs des baraques à esclaves, de gros trous présents à quelques endroits de Griffenoire) sont devenus inutiles, les Trahis devenant aveugles au fil du temps (comme l'ont d'ailleurs prédit les Dwemers), mais ont servi à asservir les générations futures, jusqu'à former les esclaves et sujets de tests parfaits.

Les Trahis devenant de plus en plus "instables", ils se rebellèrent probablement contre leurs maîtres (nous ne savons pas si les gravures des Falzhar énoncent une rébellion des Trahis où s'il s'agit simplement d'une invasion d'un quelconque peuple désormais éteint, mais nous penchons plutôt pour la première hypothèse). Vu l'absence total de squelette de dwemer, il est fort probable que cette rebellion n'ai pas fonctionné, mais par chance (pour les Trahis), l'Instant écarlate eu lieu à peu près au même moment. Ainsi, les Dwemers disparurent de la surface de Tamriel, et les Falmers devinrent les rois de Griffenoire.
Annexe sur les Dwemers et leurs morts : personne n'a jamais trouvé de corps de Dwemers, il est probable que ceux-ci ne prêtaient pas beaucoup attention à la mort. Le corps n'étant qu'un tas de chair, ils en profitaient sans doute pour faire des expériences dessus, avant de les brûler ou les donner à manger à des créatures terrifiantes, ne laissant même pas les os de leur repas.
[Les différentes parties du corps d'Écailles-de-bois ont pu être retrouvées, éparpillées dans tout le Cercle Sud. Nos condoléances à sa famille.]


L'apparence des Falmers - Malory Beaumont

Les Falmers, ou plutôt les Trahis, ressemblent à un mélange entre un gobelin et un Bosmer à la peau blanche. Leur peau est couverte de petits boutons et de longs poils durs et isolés à de rares endroits. Leurs yeux sont présents, bien que non fonctionnels, et leur paupière est fermée dès la naissance (il reste néanmoins des traces des anciens muscles des paupières, permettant de discerner un semblant de paupière sur leur visage). Leurs dents sont pointues, sans doute de part un régime principalement carnivore (ne mangeaient-ils pas des champignons ?), leur nez a disparu, laissant place à deux grands naseaux, et ils ont de longues oreilles. Ils le possèdent que très peu de cheveux, les sujets féminins en possédant une bonne quantité cependant. Leurs doigts sont immenses et constamment griffus, tout comme leurs orteils. Leur colonne vertebrale est voutée, de part leur démarche tordue. Ils s'habillent soit avec de la chitine de chaurus (leurs nombreux autres insectes ne fournissant pas une carapace suffisemment résistante), avec parfois des ailes d'insectes pour les plus décorés, soit avec de la peau (je prie pour me tromper, mais cette peau ressemble beaucoup à la leur...). Leurs organes sont légèrement différents de ceux des elfes, mais restent fondamentalement identiques, à une différence : leur estomac est couvert d'étranges tumeurs. Je pensais au début que mon premier sujet était atteint d'une étrange forme de cancer, mais il semble que tous les Trahis possèdent ces caractéristiques.

Aussi, les Trahis possèdent des sens extrêmement fins. La perte de la vue leur a sans doute permis de développer considérablement leurs autres sens. Au moindre bruit, ils rappliquent, et même à une grande distance. Lorsque nous allumons des torches ou invoquons des lumières magique, ils semblent sentir la lumière sur leur peau (sentent-ils la chaleur à un degré bien différent du nôtre ? Ainsi que la magie ?), et pire, ils nous sentent dès que nous entrons en Griffenoire. Nous sommes obligés de nous couvrir de fiente d'insecte ou de leurs "vêtements" pour ne pas être repérés. C'est de loin l'un des prédateurs les plus dangereux que je connaisse : même les autres créatures des souterrains n'ont pas des sens aussi développés.
[Malory a été retrouvée morte, sans aucune blessure, près d'un cadavre de Trahi qu'elle étrudiait. Nous espérons que l'intérieur de leurs entrailles ne soit pas mortellement toxique.]


Les trois Ruches de Griffenoire - Orintur

Il y a, à l'heure actuelle, trois "cercles" dans Griffenoire. Le Cercle Nord, sous le Clos, Fortdhivers, et le nord d'Estemarche. Le Cercle Sud, le plus petit, couvrant exclusivement la Brèche. Enfin, le plus grand, le Cercle Ouest, couvrant la Crevasse, une partie d'Épervine, et le sud d'Haafingar. Dans chacun de ces cercles habite une "Ruche". Il semble que chaque Ruche soit indépendante l'une de l'autre.

La Ruche nord est celle que nous connaissons le mieux. Les Trahis aiment enduire les ruines dwemer de cette zone avec les fientes de leurs insectes - ce que les insectes eux-même semblent adorer, puisqu'ils y pondent leurs propres oeufs. Les Trahis du nord ont la même religion que ceux du sud : ils vénèrent les "sensations". Imaginez être aveugle, imaginez ne pas pouvoir placer une image sur ce qui vous entoure. Dans une société entière comme celle-ci, il serait normal dans ce cas d'appliquer le concept de divinité à tout ce que nous ressentons par nos 4 sens restants. Le moindre son, la moindre sensation sur leur peau, les goûts, et les odeurs, ce sont les présences de "l'invisible", du divin. Cependant, la culture matriarcale au Nord semble bien plus appuyée que dans les deux autres Ruches. Merta semble avoir rassemblé des notes sur la culture matriarcale des Trahis, j'aimerai y jeter un coup d’œil un jour.

La Ruche ouest est celle comportant le plus d'individus, et comportant le plus d'indices sur la culture trahie. Évidemment, c'est aussi la plus dangereuse à explorer. Ils semblent se servir des outils dwemers, du moins les plus hauts placés (il semble y avoir un semblant de hiérarchie chez eux), chose jamais vue dans les autres Cercles. Chose également très étrange, plutôt que de réserver la nourriture pour eux ou pour leurs matriarches, ils en servent la moitié à un immense insecte, qu'ils semblent vénérer. Celui-ci ne bouge jamais. Il se trouve dans une grotte (qu'il rempli probablement de tout son corps), seule sa tête dépassant de l'entrée. Il ressemble à un immense vers de terre paresseux, à peine capable de bouger sa mâchoire (certains, ceux habillés d'équipement dwemer, l'aidaient à mastiquer et avaler sa nourriture). J'ai eu la malchance d'assister au sacrifice de l'un d'eux, se dévêtant intégralement devant lui et plongeant dans sa bouche, le forçant à le mâcher [il était sûrement plus dur à mâcher que la bouillie habituelle], tous les autres levant les bras vers le "ciel", silencieux. Plus jamais je ne pourrais retirer cette scène de ma mémoire.
[Ces notes, ne comportant que deux Ruches ont été retrouvées par terre, près des vêtements d'Orintur. Nous n'avons jamais découvert son corps - nos condoléances à sa famille.]


Une société matriarcale - Merta Plumacier

Je ne pense pas avoir rencontré société aussi fascinante que celle des Trahis de Griffenoire. J'ai dévoré toutes les notes possibles que j'ai pu trouver, et ai abandonné ma carrière de soldate afin de me consacrer aux recherches de Griffenoire. Au diable ces Dwemers dont parlent tous les chercheurs depuis des siècles : nous avons désormais une société vivante, pleine de mystère, et dont nous pouvons espérer nouer un contact !

La première chose qui m'a frappé chez eux, c'est leur langage et leur écriture. Les deux n'ont vraisemblablement rien à voir : les Trahis gravent sur des plaques de pierre ou de chitine des symboles simples, ayant une signification simple : "trois chaurus ici", ou "amener bonne nourriture", par exemple. Pour lire, ils tâtonnent avec leurs doigts la gravure, et comprennent instantanément le message. C'est fascinant ! Nous qui abandonnons nos aveugles à leurs sorts d’illettrés, nous devrions prendre exemple sur eux. Cependant, leur langage oral est bien plus complexe. Je n'ai pas une oreille assez fine pour savoir quel type de syntaxe ils utilisent (en partant du principe qu'ils en ont une - tous nos acquis se sont retrouvés remis en doute ces dernières années), et je n'arrive pas à isoler leurs mots ou groupe de mot : ils utilisent des sifflements légers, claquements, et espèces de râles. Ils ne semblent pas pouvoir tout dire de cette manière cependant : j'ai pu observer récemment un Trahis traçant des symboles du bout du doigt sur le bras d'un autre, comme s'ils pouvaient également communiquer ainsi. Les deux langages sont ainsi complémentaires !

La deuxième chose, c'était l'absence flagrante de femelle dans leur groupe. Je n'en ai croisé qu'une seule en plusieurs semaines d'observation, et tous les autres s'écartaient à son passage. Comment font-ils, d'ailleurs, pour se distinguer entre eux ? Peut-être les femelles émettent-elles une odeur différente ? Ou bien le bruit de leur démarche n'est pas le même ? Je ne sais pas. Mais après plusieurs mois à fouiller Griffenoire, j'ai trouvé le coeur de leur société et organisation. La Reine de la Ruche.
Dans chaque Ruche, les femmes sont un symbole religieux, tandis que les hommes sont les guerriers, ouvriers, et le bétail (!). De ce que j'ai pu observer dans les différents Cercles, il y aurait un nombre précis de femme par Ruche : cinq prêtresses, ayant chacune six gardiennes à son service. Les prêtresses, ou reines, sont habillées de chitine, peau, et ailes d'insectes : peu de leur peau dépasse, à part leur tête, et leurs cheveux coiffés de manière très ostentatoire (étrange, un tel raffinement pour une société d'aveugles). Les gardiennes, quant à elles, sont équipées de plusieurs armes, ayant même de l'équipement dwemer pour certaines. Elles ne quittent pas d'une semelle leur reine, sauf si elle l'envoie accomplir une tâche (c'est sans doute ce qu'il s'est passé lorsque j'ai croisé la première femelle).

Les reines sont celles qui établissent les contacts avec leurs "divinités" (j'ignore cependant de quelle sorte de dieu il peut bien s'agir), et sont constamment nichées sur un haut promontoire, richement décoré. Lorsqu'elles n'organisent pas des rituels ou accouchements, elles se gavent de viande ou de champignons aux étranges propriétés (elles se mettent alors trembler et lever leurs mains aux ciel, sans que les gardiennes ne s'inquiètent outre mesure).
Ce sont elles qui accouchent des petits, ou plutôt, ce sont les seules à y avoir droit. Ce processus d'observation a été très long et éprouvant, j'espère que vous excuserez les quelques potentielles erreurs que j'ai pu écrire ici.
Si c’est un garçon, la reine le baigne dans du sang d'insecte pour "l’adouber ?" (il est comme "assimilé" dès la naissance à un animal, je suppose), puis le donne à la gardienne la plus jeune qui va s’en occuper pendant ses deux premières années, avant qu’elle ne le donne à son père qui va lui apprendre tout le reste. Si c’est une fille, elle est directement sacrifiée. Cet acte n’a rien de cruel ou de triste, simplement nécessaire. Cela va autant de soi que de couper le cordon ombilical à la naissance. Il ne peut y avoir plus de trente-cinq femelles dans un cercle. Lorsqu’une femme meurt, alors c’est l’inverse (lorsque c’est la reine qui meurt, ce qui est généralement ce qui se passe, la gardienne la plus âgée prend sa place) : les mâles sont sacrifiés, car ils ne peuvent pas exister dans le cercle sans qu’il y ai le bon nombre de femme. Une fois qu’une fille est née, elle est posée sur une couverture de peau (!), et la prêtresse peint sur son corps (avec un mélange d’oeuf et de bave de chaurus) son nom. Ces noms ne semblent pas avoir de logique linguistique : ce sont simplement des symboles uniques et imprononçables. Ce mélange va légèrement brûler et laisser la trace du nom sur le corps de la trahie (les hommes n’ont pas besoin de nom). En se touchant, elles peuvent alors se reconnaître, et pour donner leurs noms, elles le tracent sur l’avant-bras de l’interlocutrice.

Les hommes sont quant à eux séparés en deux classes : les guerriers/ouvriers, et le bétail. Le bétail sont ceux qui étaient trop faibles dans leur enfance et bons uniquement pour être nourris, les guerriers sont ceux ayant réussis à rester assez fort. Lorsqu’un guerrier devient trop faible ou vieux, il devient un membre du bétail. Les guerriers portent des armes et armures de chitine, comme les femmes, mais en moins sophistiqué, et sont dirigés par des Angles, qui sont au nombre de quatre (c'est ainsi que nous les appelons : quatre angles dans un cercle forment un carré). Ce sont les plus forts, possédant une lourde armure complète, et étant les seuls ayant le droit de se reproduire. Le bétail ne porte pas d’armure, mais des tenues en peau… de falmer. Le bétail sert de nourriture pour les femmes, et ce qui ne se mange pas (peaux, os, organes et oreilles) est récupéré. Les os et oreilles servent de décoration, la peau de vêtements pour le bétail et de couvertures (pour les bébés femelles par exemple) et les organes de nourriture pour les insectes femelle afin qu’éclosent des œufs d’insectes plus forts. Les hommes se contentent des champignons, œufs et viande d’insecte, et parfois d’organes de Trahis (surtout les Angles). Les guerriers s’occupent du bétail, et des insectes.

Malgré leur cécité, les Trahis ont un profond dégoût de la nudité, qu’ils associent à la reproduction, et donc à un acte sacré, qui ne doit donc pas être mêlé à la vie de tous les jours (le divin ne s’associe pas au mortel, comme les prêtresses ne s’associent pas aux hommes, sauf en cas de reproduction, qui est vu comme un acte sacré). On cache donc le sexe aux yeux des divinités, même des jeunes bébés qui viennent de naître, après avoir vérifié leur sexe.

Il s'agit là d'une société extrêmement codifiée, organisée comme une ruche d'insecte (d'où ce nom de Ruche). Les reines sont constamment enceinte, et ils semblent vivre très, très longtemps. Aucun chercheur, jusqu'à maintenant, n'a pu voir un Trahi mourir de vieillesse (bien que les plus vieux deviennent du bétail après - mais personne n'a vu de Trahi être relégué au bétail après plusieurs années en tant que guerrier/ouvrier).

Il semble rester un mystère quant au fait qu'ils refusent de manger les au-
[Les notes s'arrêtent ici - Merta a sans doute du rencontrer un Trahi, trop occupée à écrire, oubliant de renouveler son camouflage, ce qui est nécessaire toutes les deux heures. Nos condoléances à sa famille.]


Les arthropodes de Griffenoire - Lucina Claevius

Les Trahis ne semblent pas avoir d'autre type de bétail (à part certains esclaves trahis) que les "insectes" - en réalité il s’agit d'arthropodes, même ceux pourvus d'ailes. Ils s'en servent pour tout : la chitine pour leurs meubles, habitations, décorations, vêtements, outils, et sinon en tant que bête de somme, monture et nourriture. [...] Il en existe énormément, de toute les tailles et de toutes les formes, mais il semble qu'ils fassent partie d'une grande famille, car ils se ressemblent beaucoup (une chitine noire, une segmentation, des œufs similaires brillants dans le noir, etc). Je pense d'ailleurs qu'ils sont tous issus de la même espèce : les œufs donnent des types différents d'insectes. [...] Certains évoluent même, s'enfermant dans un cocon et devenant plus gros, servant alors de monture ou de familier volant (utile pour récupérer des ailes pour les vêtements trahis) - certains rares volants évoluent assez pour servir de monture volante, mais il en existe très peu en réalité. Certains trahis équipés d'un équipement complet, plus musclés, plus grands parfois, étaient les seuls qui montaient ces créatures volantes. Les autres montent de gros insectes, et ce sont ceux à éviter à tout prix.
[...] Certains gros insectes ont beaucoup de mal à se déplacer [...] rejettent beaucoup de fiente, dont se servent les Trahis pour couvrir les ruines dwemer (particulièrement dans le Cercle Nord, m'a-t-on dit), ainsi qu'un peu partout autour de leurs territoire. Une manière pour eux d'éloigner les prédateurs [...] Cela explique pourquoi la fiente d'insecte marche très bien comme camouflage, ils en sont constamment entouré. Elle est bleu-noir, et devient d'ailleurs assez solide avec le temps (mais se retire facilement avec un peu d'eau). [...]
Les tentes et autres habitations sont faites dans une matière étrange, dejetée par certains insectes volants, dont ils se servent pour créer leurs cocons. Ils mélangent cette toile à de la fiente afin qu'elle durcisse et permette de créer une tente aux murs solides, le tout tenu par un assemblage d'os [...] dorment pas dans ces tentes, mais dans des espèces d'alcoves construites sur les murs, sûrement des alcoves créées par leurs insectes [...]
[Ces notes, rescapées d'un carnet presque entièrement déchiqueté, se trouvaient près de ce qu'il restait du cadavre de Lucina. Nos condoléances à sa famille.]


La relation avec la surface - Frink al-Jair
[Je me suis permis de compléter les notes de Frink, celles-ci étant parmis les plus anciennes que nous avons, et donc celles comptant le plus d'erreurs. En effet, Frink n'est jamais allé à Griffenoire, préférant lire les rapports des autres chercheurs (complètement obsolètes aujourd'hui), et visitant des ruines falmer antiques. Ces documents restent cependant précieux, car il est le seul à avoir eu le courage de le faire. Un courage purement Rougegarde, peut-être.]

Avant, bien avant la découverte de Griffenoire, les Nordiques rencontraient des Falmers [Trahis] à l'extérieur. Ils faisaient partie intégrante des superstitions locales, et par ailleurs, les Nordiques ne s'approchaient jamais des ruines falmer antique, de peur qu'elles soient hantées par leurs esprits. Hantées, non [il semble que si], mais occupées par leurs anciens maîtres, oui.
Parfois, les Falmers [Trahis] explorent la surface (soit parce qu'ils se perdent, soit par pu goût de l'aventure). La plupart, dégoûtées par les sensations du vent, les nouvelles saveurs, ou toutes les odeurs de la nature, repartent dans leur immense caverne [il arrive que des Trahis occupent de simples cavernes, mais toujours reliées à Griffenoire - plusieurs jours de marche sont cependant nécessaire, il s'agit peut-être de déserteurs]. Mais quelques rares d'entre eux restent, peut-être séduits par ce nouvel environnement. Ils se logent alors, peut-être par ancien instinct, dans quelques ruines falmer antiques, dans le but d'y établir une nouvelle civilisation, plus pacifique, mais toujours méfiante à l'égart des visiteurs incongrus. Ils essaient "d'imiter" le peuple de la surface (les Nordiques), en volant leurs vêtements et en s'habillant comme eux (ils semblent préférer la fourrure). J'en ai même vu certains allumer du feu !

Concernant les Falmers [Trahis] du Val oublié : ils font partie de ceux qui ont "fui" Griffenoire. Cependant, ils gardent les mêmes coutumes, à savoir l'élevage d'insectes, les armures et tentes en chitine ou soie d'insecte, etc [nous ne savons pas cependant s'il y avait une reine et ses gardiennes, ce qui nous donnerai une quatrième Ruche - ils ont tous été exterminé en 4E201].

Les Falmers [Trahis] de Griffenoire, quant à eux, ne touchent à rien de ce qui vient de l'extérieur, ni de ce qui est dwemer [cela dépend du Cercle]. D'après certains rapports, ils semblent ne même pas dévorer les cadavres de nos compagnons morts sous leur lame, ni les autres créatures qui ne sont pas des insectes. Leur cécité leur fait détester tout ce qui vient de la surface, qu’ils considèrent comme une menace (ils ne peuvent comprendre ce monde de lumière), et lorsqu’ils tuent un malheureux aventurier qui passait par là, ils le laissent pourrir ou dévoré par les trolls des cavernes – ils ne savent pas ce que la consommation de leur viande pourrait causer.

[C'est il y a quelques années que nous avons trouvé les notes de Frink. Un marchand les avait récupérées, avant de les confier à l'Académie de Fortdhivers, qui nous les a alors transmis. Un grand merci à eux, ces notes sont extrêmement précieuses. Nous n'avons cependant pas réussi à retrouver le corps de Frink. Nos condoléances à sa famille.]


La communication avec les Trahis - Edward Montchevêque

Nous avons réussi à en capturer un, sans alerter les autres. Nous l'avons enfermé dans un de nos camps d'étude (une chambre dwemer), suffisemment loin pour qu'aucun de ses congénères n'entende ses cris et rugissements. Il est fort avantageux qu'ils ne se soucient gère des uns les autres. L'objectif n'était pas d'en faire des expériences - bien que cela soit venu à l'esprit de certains - mais bien d'essayer d'établir un contact avec eux. Nous ne l'avons pas attaché, simplement enfermé. Nous lui donnions de la nourriture : de la viande de boeuf, des fruits, des légumes... il refusa de manger ces plats. Il ne dévorait que la viande d'insecte qu'on lui donnait, mais en petite quantité uniquement. Il refusait de toucher à plus de nourriture que cela. Peut-être n'avait-il pas faim ? Peut-être n'était-il pas habitué, à la fois physiquement que mentalement, à manger plus que ça ?
A chaque fois que nous venions lui donner de la nourriture, il se ruait vers la porte, essayant de s'enfuir et de nous déchiqueter avec ses griffes et ses dents. Plusieurs d'entre nous ont été blessé, un seul gravement, heureusement. Cela ne nous aidait guère à essayer d'établir un contact avec lui. Nous pouvions l'observer depuis une petite grille, mais il détectait notre présence systématiquement, ce qui fait que nous n'arrivions jamais à le voir dormir.
Au bout d'un mois, il se montrait moins menaçant, plutôt méfiant, mais cela ne nous permettait pas d'entrer dans la pièce, sous peine de le voir bondir sauvagement sur nous. Le deuxième mois, nous pouvions entrer de quelques pas, mais grognait si on approchait plus que ça. Cette situation dira plusieurs mois encore, avant qu'enfin nous pouvions nous asseoir dans la même pièce que lui, sans qu'il ne s'occupe de nous. Nous ne pouvions pas nous approcher, mais nous avons essayé de communiquer avec lui. Sans succès. Il ne semblait pas différencier tous les bruits que nous faisions de nos tentatives pour lui parler. Nous essayâmes de reproduire les sons qu'ils créaient pour communiquer entre eux, mais cela ne le faisait que grogner férocement.
Il fallu attendre un an avant de pouvoir le toucher. Il continuait de grogner, de se montrer menaçant, mais ne nous attaquait plus dans l'objectif de nous tuer. Il semblait surtout curieux. Nous avons tenté de tracer des textes sur ses bras (des textes que les Trahis eux-même écrivaient), mais il se contentait de grogner une nouvelle fois.
Les autres perdent au fur et à mesure espoir. Je suis le seul à continuer d'espérer. Malheureusement, je quitte le projet de recherche en Bordeciel dans les prochains jours. J'espère que vous enverrez d'autres chercheurs volontaires ici afin de continuer cette tentative de contact. Nous sommes près du but, je le sens !
 
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Quelques concept-arts sympas de Trahis (je vous conseille fortement de les regarder, ils sont géniaux !) :

Les deux plus détaillés :
 
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